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	<title>Galeries</title>
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	<description>Cinéma dédié à la culture de l&#039;image et du numérique</description>
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		<title>10.06.12&gt;17.06.12 / JOSEPH HYDE : ME AND MY SHADOW</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jun 2012 13:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[10.06.12&#62;17.06.12 JOSEPH HYDE : ME AND MY SHADOW Galerie de la Reine en extérieur Vernissage 09.06.12 . 19 :00 Dans le cadre des Transnumériques#4 Un portail online de téléprésence permettant la connexion et l’interaction simultanée des publics entre Londres, Paris, Istanbul et Mons. me and my shadow est un projet de téléprésence multi-site qui connectera simultanément quatre&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>10.06.12&gt;17.06.12<br />
JOSEPH HYDE : ME AND MY SHADOW<br />
Galerie de la Reine en extérieur<br />
Vernissage 09.06.12 . 19 :00<br />
Dans le cadre des Transnumériques#4</p>
<p>Un portail online de téléprésence permettant la connexion et l’interaction simultanée des publics entre Londres, Paris, Istanbul et Mons. <em>me and my shadow</em> est un projet de téléprésence multi-site qui connectera simultanément quatre villes Européennes (Istanbul, Londres, Mons et Paris), invitant le spectateur à communiquer et interagir avec les autres spectateurs dans l’espace et le temps.</p>
<p>Il se compose de quatre installations (une dans chaque ville) opérant comme des portails online donnant accès à un environnement virtuel commun. L’espace virtuel ainsi crée sera également accessible en ligne depuis un site web qui documente et suit les évolutions du projet. Les portails seront développés à partir de la technologie kinect de Microsoft, dispositif révolutionnaire en ce qu’il introduit la détection et la captation de mouvements sans périphériques dans un environnement domestique. me and my shadow utilise et développe la technologie kinect pour permettre de nouvelles formes d’interaction dans un espace collaboratif 3D.</p>
<p>L’un des objectifs du projet est d’expérimenter de nouvelles connections entre univers physiques et virtuels, en créant des interfaces perméables dépassant les formes actuelles des médias virtuels, augmentés ou pervasifs.</p>
<p>L’utilisateur sera invité à interagir et communiquer avec sa représentation et celle des autres spectateurs, dans un environnement virtuel 3D, accessibles depuis les quatre portails, connectant simultanément Istanbul, Londres, Mons et Paris.</p>
<p>Le paradigme sur lequel se base le projet est relativement comparable aux principes des mondes virtuels collaboratifs utilisant la 3D (Second Life par exemple), mais ils diffèrent radicalement dans le processus et la visée de l’interaction. En effet alors que les mondes virtuels « classiques » visent à donner aux utilisateurs la possibilité de fabriquer une alternative a leur environnement et leur identité physiques, me and my shadow permet a ces mêmes utilisateurs de se refléter dans un espace virtuel agissant ici comme une extension temporelle, géographique et profondément poétique de leur réalité matérielle. La métaphore de l’ombre nous semble la plus adéquate à illustrer cette expérience sensible de la projection du réel sur et dans l’espace virtuel.</p>
<p>Les « ombres » que le spectateur « jettera » dans cet espace virtuel pourront tout a la fois dessiner différentes formes ou sculpter objets en trois dimensions. Tous le corps en mouvement pourra être utilisé pour tracer ces lignes, puisque la technologie utilisée reconnaît les axes et points majeurs du corps humain, dans une combinaison permettant la création d’une grande variété des formes complexes et organiques. L’installation invite donc le spectateur à expérimenter un véritable langage corporel et chorégraphique.</p>
<p>Blog de l’artiste : <a title="site web de Joseph Hyde" href="http://madeshadow.wordpress.com/" target="_blank">http://madeshadow.wordpress.com/</a></p>
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		<title>02.06.12 / KIDS: Les aventures de la petite taupe</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 07:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Samedi 02.06.12 / 11:00 KIDS: Les aventures de la petite taupe La petite taupe vit au milieu de la forêt entourée de nombreux animaux. Créée dans les années 50 par Zdeněk Miller, elle est sans doute le personnage le plus populaire du dessin animé tchèque. Zdeněk Miller, 65’, sans dialogue, à partir de 2 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 02.06.12 / 11:00 KIDS: Les aventures de la petite taupe </p>
<p>La petite taupe vit au milieu de la forêt entourée de nombreux animaux. Créée dans les années 50 par Zdeněk Miller, elle est sans doute le personnage le plus populaire du dessin animé tchèque.<br />
Zdeněk Miller, 65’, sans dialogue, à partir de 2 ans</p>
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		<title>03.06.12 / KIDS: Max et les maximonstres</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 08:47:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DIMANCHE 03.06.12 . 15:00 Max et les maximonstres GALERIES rend hommage à Maurice Sendak décédé le 08 avril 2012 en présentant l’adaptation au cinéma de “Where the Wild Things Are”,un des classiques de la littérature américaine. Spike Jonze, 102’, VO BIL, à partir de 7 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>DIMANCHE 03.06.12 . 15:00 Max et les maximonstres</p>
<p>GALERIES rend hommage à Maurice Sendak décédé le 08 avril 2012 en présentant l’adaptation au cinéma de  “Where the Wild Things Are”,un des classiques de la littérature américaine.<br />
Spike Jonze, 102’, VO BIL, à partir de 7 ans</p>
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		<title>09.06.12 / KIDS: FILM +ATELIER &gt;&gt; LET’S GO!</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 12:14:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[SAMEDI 09.06.12 . 11:00 &#8211; 12:30 FILM +ATELIER >> LET’S GO! Sensibilisation à l’image pour les petits avec un programme de courts métrages qui nous emmènent en ballade! Courts métrages suivis par un atelier jusqu’à 12:30. 40’, sans dialogue, à partir de 3 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SAMEDI 09.06.12 . 11:00 &#8211; 12:30<br />
FILM +ATELIER >> LET’S GO!</p>
<p>Sensibilisation à l’image pour les petits<br />
avec un programme de courts métrages<br />
qui nous emmènent en ballade!<br />
Courts métrages suivis par un atelier jusqu’à 12:30. </p>
<p><em>40’, sans dialogue, à partir de 3 ans</em></p>
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		<title>10.06.12 / KIDS: Hunters since the Beginning of Time</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 12:21:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DIMANCHE 10.06.12 . 15:00 Hunters since the Beginning of Time Version pour les enfants du film de Casas sur les chasseurs de baleines. Ce film-performance est un voyage exceptionnel le long de la côte de la mer du Bering dans l’Océan Pacifique. Carlos Casas, 50’, voix off en FR, à partir de 6 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>DIMANCHE 10.06.12 . 15:00<br />
Hunters since the Beginning of Time</p>
<p>Version pour les enfants du film de Casas sur les chasseurs de baleines. Ce film-performance est un voyage exceptionnel le long de la côte de la mer du Bering dans l’Océan Pacifique.</p>
<p><em>Carlos Casas, 50’, voix off en FR, à partir de 6 ans</em></p>
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		<title>16.06.12 / KIDS: Les deux moustiques</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 12:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[SAMEDI 16.06.12 . 11:00 Les deux moustiques Jazz, musique orientale, bal de fourmis, abeilles et chenilles, cette jolie et simple chorégraphie apportera un air frais et des envies de vacances!. J. Hastrup &#038; F. Quist Moller, 77’, VF, à partir de 3 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SAMEDI 16.06.12 . 11:00<br />
Les deux moustiques</p>
<p>Jazz, musique orientale, bal de fourmis, abeilles et chenilles, cette jolie et simple chorégraphie apportera un air frais et des envies de vacances!.</p>
<p><em>J. Hastrup &#038; F. Quist Moller, 77’, VF, à partir de 3 ans</em></p>
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		<title>Le Temps des vacances, par Astrid Jansen</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 14:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Temps des vacances Déjà, Guillaume Brac est promu au rang de jeune maître d’une lignée de plus grands commeRohmer et Rozier (ces deux cinéastes balnéaires souvent cités en première ligne). Mais Guillaume Brac, en cadet, ne se contente pas d’être un épigone. Son travail dégage une énergie propre, empreinte de l’époque actuelle dans laquelle il s’inscrit particulièrement. Même si&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Temps des vacances</p>
<p>Déjà, <strong>Guillaume Brac</strong> est promu au rang de jeune maître d’une lignée de plus grands comme<strong>Rohmer</strong> et <strong>Rozier</strong> (ces deux cinéastes balnéaires souvent cités en première ligne). Mais Guillaume Brac, en cadet, ne se contente pas d’être un épigone. Son travail dégage une énergie propre, empreinte de l’époque actuelle dans laquelle il s’inscrit particulièrement. Même si Guillaume Brac fait référence sans ambiguïté à ces quelques réalisateurs qui lui sont chers, sa volonté n’est pas de faire le panégyrique de ses précepteurs. Néanmoins, il n’est que trop tentant d’associer ses plages à celle Pauline (<em>Pauline à la plage</em>, 1983) ou encore à celles qui se trouvent du côté d’Orouët (<em>Du côté d’Orouët</em>, 1973). Marquées par leurs générations, ces différentes œuvres, car il est important de se rendre compte de leur disparité, ont ces choses en commun que sont le potentiel érotique des plages, leurs femmes et le temps nécessaire pour que se déploient les illusions et désillusions d’amour, parfois douloureuses, de vacances.</p>
<div></div>
<div><img src="http://4.bp.blogspot.com/-1jzkLWEl05Q/T7u6_vhm-tI/AAAAAAAABsQ/h7NPkYzETEI/s640/Capture+d%E2%80%99e%CC%81cran+2012-05-21+a%CC%80+17.45.10.png" alt="" width="640" height="400" border="0" /></p>
<p><strong>Les plages érotiques </strong></p>
<p>Car les similitudes entre <em>Le Naufragé</em> ou <em>Un monde sans femmes</em> et les films de Rohmer et Rozier sont flagrantes, c’est sur ces dernières que se repose principalement cet article. Si la forme et l’écriture varient nettement selon que l’on se trouve chez l’un ou l’autre, une lascivité équivoque se dégage de chacun des films rohmeriens, roziens et maintenant de ceux de Guillaume Brac. En effet, une constante sensualité traverse alors les générations grâce à cette transmission des maitres vers l’apprenti. Celle-ci éclot d’abord grâce aux femmes et, dans ce cas, à ces plages où se découvrent les corps.</p>
<p>Le spectateur est le premier complice de cette ambiguïté érotique, il est celui qui décèle la sensualité du moment. Car tout est dans la suggestion. D’ailleurs si les films en question évoquent une certaine luxure, les scènes crues d’amour y sont quasi-inexistantes. Dans<em> Un monde sans femmes</em>, lorsque Juliette vient réveiller sa mère, Patricia, elles s’emboitent comme deux petites cuillères et leur attitude familiale se dresse soudain en modèle érotique, à l’instar de leurs barbotements enfantins dans cette mer qui entrechoque les corps qui se taquinent. Rien n’est explicite, tout se passe dans l’inconscient du spectateur qui d’abord lutera contre de telles pensées. Mais plus l’interdit (voire l’incongru) est grand plus l’excitation enflera avec lui. C’est là tout l’art de l’érotisme flottant. Il est manié subtilement chez Rozier lorsqu’avec <em>Du côté d’Orouët</em> il propose plus de deux heures de film focalisées sur trois femmes, à la poitrine expansive et aux formes abondantes, qui souvent s’enlacent et se comportent entre elles comme des adolescentes un peu hystériques. L’une n’hésitera pas à se glisser dans un berceau, demandant le biberon aux deux autres qui jouent aux cartes en fumant des clopes. Il est manié avec audace chez Rohmer qui fait de la jeune Claire l’objet érotique de tout un film (<em>Le Genou de Claire</em>, 1970). Si son maniement de la sensualité est plus subtil, Guillaume Brac, lui, suggère le fameux plan à trois : une mère, sa fille et un inconnu.</p>
<p><img src="http://1.bp.blogspot.com/-sqqqhUkxCF0/T7u5UfUSUNI/AAAAAAAABrw/RjMjKjkifkE/s640/claireshop.jpg" alt="" width="640" height="166" border="0" /></p>
<p>Dans <em>Un Monde sans femmes</em>, grâce à la volupté de ces femmes, l’attitude d’abord terriblement asexuée de Sylvain (<strong>Vincent Macaigne</strong>) devient peu à peu érotique. Mais, là où Guillaume Brac apporte sa touche personnelle, c’est que l’érotisation n’est pas tant sexuelle qu’elle reste touchante. Au point que cet homme prend la place centrale du film, celle qui était destinée aux femmes chez Rozier et Rhomer. C’est autour de lui, finalement, que gravite toute la tension sensuelle. C’est entre autres pour cette raison qu’il est important de voir <em>Le Naufragé</em> et <em>Un Monde sans femmes</em> comme une seule œuvre. Dans le premier, Sylvain est sans femme. C’est lorsqu’il est entouré de celles-ci dans le film qui suit que sa virilité prend alors toutes ses formes.</p>
<p><img src="http://1.bp.blogspot.com/-DsxVyrIXjVw/T7u5wLEac9I/AAAAAAAABr4/MUJS_BXY6Nw/s640/orouetshop.jpg" alt="" width="640" height="170" border="0" /></p>
<p><strong>La Femme </strong></p>
<p>Dans tout ces jeux, l&#8217;erreur serait de s&#8217;attarder sur ce qui pourrait être vu comme malsain car tout est construit sur la beauté. Sur ce point, les trois réalisateurs ne font qu’un, ils filment la femme comme une œuvre d’art, même s’ils ne la dépeignent pas tous de la même façon, tout comme ils accordent à chacune une place unique. Elles sont tour à tour cruelles et innocentes chez Rozier ; rationnelles et frénétiques chez Rohmer ; fragiles et follement douces chez Brac. Dans tous les cas, elles sont furieusement belles. La beauté de ces femmes, le spectateur la découvre petit à petit. Dans ce sens, la première scène de <em>La Collectionneuse</em> (1967) est exemplaire. Haydée défile sur la plage tandis que Rohmer la déshabille de sa caméra, nous montrant d’abord ses pieds, puis ses genoux, son ventre, pour finir sur son cou. Le tout d’une technique magnifiquement sensuelle. Bien sur, les corps appellent au désir, arrive alors l’homme : la main de <strong>Brialy</strong> sur le genou de la sculpturale Claire, la bouche de <strong>Feodor Atkine</strong> sur les jambes de la candide Pauline, etc.</p>
<p><img src="http://3.bp.blogspot.com/-a8GNFGfV_6Q/T7u6BNQc70I/AAAAAAAABsA/YqAW_V1h6OY/s640/trio.jpg" alt="" width="640" height="134" border="0" /></p>
<p>Dans le cas d’<em>Un Monde sans femmes</em>, Guillaume Brac diffère cette fois de méthode. Si il est pourtant bien question de sensualité (la fraicheur du visage de Juliette, la croupe rebondie de Patricia, etc.), le film s’attarde moins au désir de l’homme. Lorsque Sylvain prend la main de Patricia, il semble lui dire qu’il l’aime mais sans avoir envie de coucher avec elle. Lorsque Sylvain fait l’amour avec Juliette, c’est elle qui l’approche et le touche et non l’inverse. Les femmes de Guillaume Brac sont fortes dans leur solitude. Et Sylvain se rapproche plus de l’anti-héros hollywoodien que du bel intellectuel rohmérien.</p>
<p>Si ces femmes sont toutes aussi splendides, c’est qu’un naturel se dégage de chacun de leur geste. Car la direction d’acteur est aussi un atout commun que partagent étroitement les trois réalisateurs dont il est question. Chaque acteur semble évoluer dans son milieu naturel, léger. C’est parce que tout semble à la fois improvisé et calculé que tout semble vrai. Le <em>vrai</em>cinématographique. Car il s’agit bien de cinéma. Rozier et Brac nous le font d’ailleurs remarquer lorsqu’ils offrent au spectateur un moment de complicité avec ces femmes qui regardent parfois ostensiblement la caméra, de leurs yeux perçants. Leur regard est alors intense et chargé d’une entente secrète avec ce spectateur. Lilianne dans <em>Adieu Philipinne</em> (1963) semble lui dire « <em>regarde, j’ai réussi, je tiens l’homme que j’aime dans mes bras mais chut c’est un secret </em>». Kareen (<em>Du côté d’Orouët</em>) partage ses souvenirs de vacances avec lui ou encore cette jeune fille du <em>Naufragé</em> qui semble prendre le spectateur pour allié dans le conflit amoureux qu’elle vit avec son cycliste.</p>
<p><img src="http://1.bp.blogspot.com/-RcA2zarHxJE/T7u6d94vhiI/AAAAAAAABsI/0nkH58TGp7o/s640/lolcatshop.jpg" alt="" width="640" height="130" border="0" /></p>
<p><strong>Le temps </strong></p>
<p>Jacques Rozier ne criait pas toujours le traditionnel « <em>couper ! </em>» en fin de scène. Il laissait tourner la caméra et s’en remettait à ses acteurs. Eric Rohmer calculait chaque scène, pour ensuite ne prendre que très peu de prises afin de capturer la magie du moment. Guillaume Brac laisse ses acteurs improviser. Les trois ont ce talent de réaliser des chefs d’œuvre à petit budget, où les acteurs, le temps du tournage, vivent réellement ensemble. C’est alors qu’on peut qualifier leurs films de « docus-fictions ». Car si les acteurs sont choisis, répètent, etc. les figurants sont souvent les autochtones, des gens que les réalisateurs trouvent ça et là. Prenons l’exemple d’<em>Un Monde sans femme</em>. Lors de la promotion de son film, Guillaume Brac expliquait cette scène : lorsque le gendarme drague Patricia dans un café, le pauvre est sans cesse interrompu par le tenancier, Bouboule, qui l’insulte. Etant le réel tenancier, donc aucunement acteur professionnel, Bouboule s’est pris au jeu du cinéma et, en improvisant, a changé cette scène qui ne devait pas se dérouler de la sorte. Rohmer, qui calculait au millimètre chaque couleur d’un plan, laissait cependant les gens chez qui il allait filmer s’habiller comme ils le voulaient. Rohmer, Rozier et Brac filment <em>la vie</em>.</p>
<p>Les trois réalisateurs prennent leur temps afin de lui accorder toute sa valeur. En laissant du temps aux acteurs celui de s’installer dans leur rôle et l’opportunité d’improviser, Guillaume Brac laisse les choses venir. Deux scènes reflètent bien cette manière de travailler : la remise des clés de l’appartement. Sylvain aide les deux jeunes femmes à s’installer et ce moment est interminable. Pourtant personne ne cherche à combler le vide. Ou encore lorsque Sylvain prend la main de Patricia : un geste spontané et maladroit dont le temps qui lui précède semble n’avoir servi qu’à le préparer. Le format particulier qu’a choisit Guillaume Brac prend alors tout son sens : ni un court métrage, ni un long. Comme si chaque seconde était primordiale. Il n’en faut pas une de plus pas une de moins.</p>
<p>Si cet article est focalisé sur ces trois réalisateurs, c’est pour leur amour des vacances. Ce moment de l’année où l’on prend son temps. Le temps de dénouer la complexité du nœud des sentiments. Cette volonté un peu vaine qui entraine dans un jeu amoureux fait de rencontres, de méditations et de claques. Et si le temps de ces films est étalé et parsemé de quelques activités quotidienne triviales (lecture, bain de mer, pêche, etc) chaque film possède un scénario construit et ce qu’il implique de rebondissements. Ils sont tous suivis avec intérêt bien qu’aucun ne propose un scénario absolument original. Chacun à leur façon, des dialogues de Rohmer aux regards et gloussements de Rozier, aux silences de Brac, ils sont parfois comme des modes d’emploi de l’amour qui aideraient à s’en rapprocher pour certain ou à s’en écarter pour d’autres. <em>Un Monde sans femme</em> se classe alors du côté de ceux qui fuient l&#8217;amour autant qu&#8217;ils le cherchent. Dans <em>Le Naufragé</em>, Sylvain explique que « <em>lorsque tu trouves une fille bien, tu la gardes, elles sont trop rares par ici. </em>» Pourtant ce même personnage, dans <em>Un monde sans femme</em>, laisse Juliette partir après qu’elle lui a laissé un baiser sur l’épaule comme pour le marquer au fer rouge de cette nuit qu’ils venaient de vivre. Cette seule nuit car leur rencontre aura duré le temps des vacances. Ca n’aura duré qu’un temps limité et précieux.</p>
<p><img src="http://4.bp.blogspot.com/-NX4kZkyd2K8/T7u7b-_l8wI/AAAAAAAABsY/HCLUqyk6zrE/s640/Capture+d%E2%80%99e%CC%81cran+2012-05-21+a%CC%80+17.51.34.png" alt="" width="640" height="400" border="0" /></p>
<p>Avec une volonté de légèreté autant que de complexité, Guillaume Brac présente des personnages d’aujourd’hui, un peu paumés. C&#8217;est là que ses deux métrages s&#8217;inscrivent dans une époque particulière, celle d’aujourd’hui. Mais comme ses prédécesseurs il cherche à montrer une part de vie. Celle d’<em>Un monde sans femme reflète</em> une société en perte de repère, dont les membres se sentent seuls. Sylvain est solitaire, gauche lorsqu’il doit sociabiliser. Patricia a Juliette mais elle sait que celle-ci la quittera comme tous les enfants le font. Ces personnages sont à la recherche d&#8217;un point d&#8217;accroche dans l&#8217;intimité et la simplicité des choses belles. Car ils se sentent seuls, ils expérimentent le beau le temps d’instants volés. Le temps des vacances.</p>
<p>Astrid Jansen</p>
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		<title>17.06.12 / KIDS: A pas de loup</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 13:21:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[DIMANCHE 17.06.12 . 15:00 A pas de loup, un Film d&#8217;Olivier Ringer Première, en présence de toute l’équipe, de “A pas de loup” qui raconte l’histoire d’une petite fille comme les autres, persuadée d’être invisible aux yeux de ses parents. Pour s’en assurer, elle décide de disparaître&#8230; 77’, VF &#038; VN, à partir de 6&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>DIMANCHE 17.06.12 . 15:00<br />
A pas de loup, un Film d&#8217;Olivier Ringer</p>
<p>Première, en présence de toute l’équipe, de “A pas de loup” qui raconte l’histoire d’une petite fille comme les autres, persuadée d’être invisible aux yeux de ses parents. Pour s’en assurer, elle décide de disparaître&#8230;<br />
<em><br />
77’, VF &#038; VN, à partir de 6 ans</em></p>
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		<title>EL GUSTO</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 11:46:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[EL GUSTO, un film réalisé par Safinez Bousbia Sortie 30/05 La bonne humeur &#8211; el gusto &#8211; caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d&#8217;Alger par le grand musicien de l&#8217;époque, El Anka. Elle rythme l&#8217;enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L&#8217;amitié et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>EL GUSTO, un film réalisé par Safinez Bousbia</p>
<p>Sortie 30/05</p>
<p>La bonne humeur &#8211; el gusto &#8211; caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d&#8217;Alger par le grand musicien de l&#8217;époque, El Anka. Elle rythme l&#8217;enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L&#8217;amitié et leur amour commun pour cette musique qui &laquo;&nbsp;fait oublier la misère, la faim, la soif&nbsp;&raquo; les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu&#8217;à la guerre et ses bouleversements.<br />
El Gusto, Buena Vista Social Club algérien, raconte avec émotion et&#8230; bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l&#8217;Histoire a séparés il y a 50 ans. </p>
<p>Durée: 88 minuten<br />
Genre: Documentaire<br />
Pays: Irlande (2011)<br />
Langue Originale : Français | Enfants Admis</p>
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		<title>23.06.12 / KIDS: Let’s dance!</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:22:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[courts-métarges]]></category>
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		<description><![CDATA[SAMEDI 23.06.12 . 11:00 Let’s dance! GALERIES+ célèbre le début de l’été en organisant un ciné-concert-dansant pour les petits. Courts métrages inédits, mis en musique par un fin connaisseur des musiques du monde. 40’, sans dialogue, à partir de 3 ans]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SAMEDI 23.06.12 . 11:00<br />
Let’s dance!</p>
<p>GALERIES+ célèbre le début de l’été en organisant un ciné-concert-dansant pour les petits. Courts métrages inédits, mis en musique par un fin connaisseur des musiques du monde.<br />
<em>40’, sans dialogue, à partir de 3 ans</em></p>
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